Chapitre 6

De vrais Nakamas

 Petit mot de l'auteur:

Et voici le chapitre 6. Profitez-en !

Ici, peu d'humour (on ne peut pas tout avoir non plus) qui laisse là place à l'action palpitante de cette histoire. On arrive enfin au cœur de l'intrigue. Et la question est enfin trouvée. Vont-ils pouvoir réussir l'épreuve de Dame Sourire ?

Bien sur, rien ne se passe comme prévu (c'est tellement plus angoissant comme ça ! XB) pour nos pauvres amis. Un rien excitant, ce chapitre risque d'avoir un chouilla plus d'action que les autres.

Pour notre plus grand plaisir.

Fin du mot de l'auteur

Sur une des plus hautes branches d'un gigantesque arbre, elle les observait. Les mains sur la branche, les jambes jointes, les cheveux voletant dans les doux vents d'altitude. Toujours souriante. Mais cette fois réellement heureuse de ce qu'elle voyait.

"Il était temps…"

Oui, il était plus que temps qu'ils trouvent la question. Maintenant ils devaient s'avouer la réponse. Elle soupira, penchant la tête et relevant ses sourcils, dans une mimique à la fois amusée et dépitée. Pourquoi ses humains avaient si peur d'être franc avec leurs sentiments ?

Elle les avait entendus se poser cette question combien de fois ? Et à chaque fois ils connaissaient la réponse. Sans l'admettre.

Levant les yeux au ciel, elle posa elle aussi une question à la brise. Pourquoi elle s'était décidée à les aider ? Son sourire s'accentua. Il n'y avait pas que les humains qui manquaient de lucidité. Parce qu'elle les appréciait. Parce qu'elle avait envie de voir jusqu'où ils allaient arriver. Parce qu'elle voulait entendre leurs rires résonner encore longtemps sur les océans. Et qu'elle pensait qu'il fallait combler ce manque d'honnêteté avant le Nouveau Monde. Cette partie de l'océan n'était pas un lieu propice aux questions ou aux doutes, mais aux certitudes.

Elle recommença à les regarder. C'était donc l'homme aux cheveux verts qui avait trouvé la question. Elle n'était pas surprise. C'était un de ceux qui se la posait le plus. Et un de ceux le moins honnête envers lui-même. Il l'avait trouvé. Oui, mais…

Pour la première fois, son sourire disparu peu à peu, et l'île toute entière sembla perdre de sa beauté… Un visage ennuyé mais pas vraiment préoccupé se tournait vers l'autre bateau, si semblable au Sunny.

Elle se retourna de nouveau et ses yeux millénaires recommencèrent à fixer intensément le groupe qui s'agitait. Ils devaient se dépêcher. Sinon, ils allaient tout perdre. Son sourire éclatant de nouveau présent, elle s'appuya sur ses mains et se pencha, tombant dans la forêt.


- Tu as trouvé… La question ? C'est vrai ?

Cette question, posée par Nami contenait tout l'espoir de l'équipage. Mais leur peur aussi. D'une nouvelle désillusion.

- Je crois bien que oui. Je ne vois que ça.

- On à déjà eu débattu sur des centaines de questions. T'es sûr que ce n'est pas une des questions que l'on s'est déjà posé, Marimo ?

- T'as un problème, sourcil raté ?

- Au moins tu vas mieux. J'aurais pourtant adoré te balancer à l'eau !

- QUOI ?!

- SANJI-KUN, ZORO, LA FERME !!!

Ils sursautèrent. L'œil noir, le reste de l'équipage les fixaient, coléreux. Sans parler, leurs regards en disaient long sur ce qu'ils allaient subir s'ils ne se calmaient pas immédiatement. Après l'ordre de Nami, Usopp s'avança.

- Arrêtez, vous deux. Ce n'est pas le moment. C'est quoi, la question que tu as trouvé, Zoro ?

- Oui, on veut savoir ! Le soutint Chopper.

Passant les mains dans ses cheveux, toujours en colère contre l'autre sourcil enroulé, Zoro soupira. Puis il se décida.

- C'est possible que je me trompe, ça me parait peut-être… Trop évident.

Ils se regardèrent, surpris. Une question si évidente mais qu'ils n'auraient pas réussi à trouver alors qu'ils se décarcassaient pendant des heures ? Il devait plaisanter. Mais ce n'était pas le style de Zoro. Robin l'encouragea.

- Dis toujours, ça ne peux pas faire de mal.

Nouveau soupire. Puis :

- Pourquoi sommes-nous dans cet équipage.

Surprise générale. Ils ne bougeaient plus, et tous observaient Zoro, le mettant mal à l'aise. Mais il soutint leurs regards. Lui aussi, après y avoir pensé avait eu du mal à y croire. C'était tellement simple. Et en plus, il connaissait la réponse à cette question.

Finalement, Franky se décida à dire ce que tous pensait.

- Oy, tu plaisantes, j'espère ? C'est pas possible que se soit ça, on connait la réponse à cette question.

- Ah bon, demanda une voix claire. Vous vous la posez assez régulièrement pourtant.

Ils bondirent vers la direction de la voix. Venant de la forêt, Dame Sourire s'avançait vers eux. Et malgré ce qu'ils vivaient, ils ne purent s'empêcher d'admirer sa grâce. Les pieds nus dans le sable, toujours aussi souriante, il émanait d'elle quelque chose de spécial. D'inhumain. Et d'époustouflant. Et de différent de la dernière fois. Elle s'arrêta près d'eux.

- Je suppose que vous n'allez pas m'attaquer cette fois, j'ai raison ?

En effet, personne ne semblait sur leur garde. Brook demanda poliment si c'était vraiment cette question. Elle acquiesça.

- Oui, c'est bien cette question. Évidente, non ? Et facile. Je ne pensais pas que vous auriez autant de mal à la trouver.

- Mais, reprit Usopp, troublé, on connait tous la raison pour laquelle on est dans l'équipage. Pour-

- C'est quoi ?

- Pardon ?

- Cette raison. C'est quoi ?

Ils gardèrent le silence, gênés. Elle éclata de son rire si merveilleux, leur coupant le souffle.

- Vous ne pouvez donc pas être franc avec vous-même ! C'est tellement bizarre, ça. Mais bon sang, c'est pourtant simple ! Vous vous appréciez tous, vous vous complétez parfaitement. Et vous être plus heureux que jamais, vous vivez les meilleurs moments de votre vie sur ce bateau.

Elle les regardait tous, ouvrant leur cœur sans pudeur, mais avec douceur. Et ils devaient reconnaitre que ce qu'elle disait était juste. Intensément juste.

- Parce que même s'il vous énerve, vous l'adorez, votre capitaine, et le respectez tous profondément. Et que quand il n'est plus là, vous n'êtes plus vous-même.

Ils réagirent à ces dernières paroles. Sanji bredouilla :

- C'est, c'est pour ça que vous avez modifié ses souvenirs…

Elle ne dit rien mais continua de sourire. À la fois soulagés d'avoir trouvé la réponse et embarrassés d'avoir été mis à jour aussi facilement, ils décidèrent tous de l'admettre. Elle avait raison. Ils n'étaient plus eux-mêmes sans l'andouille de service. Moroses, sur les nerfs, il leur manquait ce petit plus qui faisait le lien entre chacun d'entre eux. Seuls, ils n'étaient qu'un groupe d'amis. Avec Luffy, ils se retrouvaient entiers, eux, l'équipage de l'homme qui allait devenir le Seigneur des Pirates !


Ils se détendirent tous. Et s'autorisèrent même à sourire. C'était ça. Simplement ça. Enfin, tout allait s'arranger. Ils vont pouvoir continuer leur voyage avec-

- Malheureusement, les coupa Dame Sourire, leur glaçant les sangs, vous avez un petit peu trop tarder à comprendre.

- Comment ça ? Il ne fait pas nuit, on avait bien jusqu'à aujourd'hui, non ?!

Nami n'avait pu s'empêcher de crier. Ils étaient perdus. Ils avaient pourtant trouvé la question à temps, pourquoi disait-elle une chose pareille ?!

- Nous sommes bien le jour où tout finira. Mais il était prévu que vous deviez prendre conscience de vos sentiments avant que l'astre du jour n'atteigne son zénith. Maintenant, le soleil à commencé à se coucher, marquant le temps qu'il reste à votre ami.

- Mais nous l'avons cette réponse ! S'énerva Franky. Pourquoi l'île ne disparait pas ? Tu peux rien faire ?

- J'ai mis en place le mécanisme, et je ne peux l'arrêter. Mais vous savez ce qu'il vous reste à faire. N'est-ce pas ?

Elle s'était retournée vers Zoro. Il comprit qu'elle parlait de l'idée qu'il avait eue dans les ruines. Eliminer les copies. Un sourire féroce s'étira doucement sur ses lèvres. Finalement, on en revenait à ça.

- Bon, OK, reprit calmement Sanji. On a jusqu'à ce soir, cette fois, c'est sûr ?

- Jusqu'au coucher du soleil, pour être exacte. Votre capitaine est toujours vivant, mais il n'a plus guère de force. Son énergie a été utilisée pendant les deux derniers jours sans compter. Et si sa vie s'arrêtera cette nuit, son calvaire a déjà commencé. Les copies ont perdu leur humanité. Et elles essaient de l'éliminer.

- Quoi ?! Pourquoi elles feraient ça ?

- C'est le propre de l'homme de rejeter ce qui est différent, expliqua-t-elle doucement. Et il a désormais une chose qu'ils ne possèdent plus. Une conscience. Mais c'est cette même conscience qui risque de le perdre.

Elle avait murmuré la dernière phrase, mais elle les frappa aussi sûrement que si elle l'avait hurlé. L'oubliant immédiatement, ils se précipitèrent comme un seul être vers le camp des autres pirates. La même angoisse leur tordant le ventre.

Dame sourire ne bougea pas, mais les encouragea dans un souffle.

- Pressez-vous, sinon…

Et elle disparu sans bruit dans le vent.


Ils couraient. Sans ralentir. Sans hésiter. Leur seule certitude, ils devaient faire vite. Très vite. Plus vite !

La dernière phrase. Ses conséquences. Leur capitaine. Ils le connaissaient. Trop bien. Et ils savaient. Même s'ils l'attaquaient. Même s'ils voulaient le tuer. Ils ne les toucheraient pas. Malgré sa faiblesse. Sans abandonner. Jusqu'au bout. Il essaierait de comprendre. De les raisonner. Mais il n'y avait rien à comprendre. Et plus de raison. Et ils avaient peur.

Leurs pensées s'entrelaçaient avec leurs souffles alors que sans ralentir, sans sentir leurs poumons en feu, la fatigue dans leurs jambes, ils couraient sur la plage, la longeant pour arriver au plus vite. Avec une seule idée claire parmi ce maelstrom de pensées, arriver au côté de Luffy. En vie.

Ici. C'était ici qu'ils l'avaient retrouvé la première fois, qu'ils avaient entendu sa voix, son rire. Après la dune, un angle d'arbre et derrière l'angle…

Personne.


Lui aussi courait. Beaucoup moins rapidement néanmoins que ses compagnons. Ils le rattrapaient. Mais Luffy ne comprenait pas. Il était fatigué. Très. Et en plus, il avait un mauvais pressentiment sur tout ça. Déjà, pourquoi ils l'attaquaient ? Il s'inquiétait énormément pour eux. Il avait bien vu qu'il y avait quelque chose de différent. Dans leurs yeux. Il y manquait une lueur. S'il était le seul à ne pas être atteint, ils devaient faire quelque chose pour les sauver. Alors, pourquoi les fuyait-il ?

Il avait écouté son instinct, bien sur. Cet instinct qui le guidait tout le temps, lui disant comment agir alors que personne n'aurait fait ce qu'il avait choisi. Qui le poussait à oublier un plan pour s'élancer immédiatement, comprenant confusément que c'était mieux d'agir de cette manière. Ce n'était pas seulement grâce à sa force qu'il était aimé et respecté. Mais aussi grâce à son instinct qui le faisait comprendre des choses plus sûrement que sa raison. Alors, pourquoi l'avait-il ignoré ?

Son premier reflexe quand Fronky l'avait attaqué, suivit de tout les autres, avait été de courir du côté de ces pirates. Cet autre groupe qui l'intriguait considérablement. Il savait qu'en logeant la côte, ils les retrouveraient. Mais il s'était immédiatement repris. Comment avait-il pu penser envoyer ses amis chez ces tueurs ? Mais l'étaient-ils vraiment ?

Malgré ce qu'il avait entendu, il ne pouvait s'empêcher de leur faire confiance. Plus que ses propres camarades. Et c'était ça plus que tout qui perturbait notre jeune héros. Comment pouvait-il penser ça d'étrangers ? Il n'était vraiment qu'un échec en tant que capitaine !

Soudain, il trébucha sur une racine qu'il n'avait pas vu, s'étalant par terre. Il essaya de se relever, mais dû essayer deux fois avant d'y arriver. Les mains sur les genoux, la tête basse, il essaya de reprendre son souffle. Ça aussi, c'était un problème de taille, cette fatigue. Il avait l'impression que des câbles d'aciers l'étouffaient de partout. Il avait mal. Mais il penserait à lui plus tard. Il devait tout faire pour sauver ses amis. Il se remit à courir.


Reprenant leur souffle, ils avancèrent sur leur garde. Ils étaient peut-être dans le Sunny. Sa copie. Mais le silence ambiant mit fin à leur crainte. Tout en réveillant une autre. Il y avait des traces de lutte distinctes sur le sable. Mais pas de sang.

- Les gars, je crois que Luffy s'est dirigé vers la forêt.

Usopp, penché sur le sable, désigna une trace d'empreinte qu'ils connaissaient par cœur. Des traces de sandales. Suivie par d'autres, plus nombreuses. Se regardant, ils hochèrent la tête. Chopper rajouta :

- Son odeur est encore forte. Il est parti il n'y a pas longtemps.

- Tu peux le suivre ? Lui demanda Sanji.

- Sans problème, assura le petit renne.

- C'est partit, conclu Zoro.

Ils s'enfoncèrent dans la jungle.


Luffy avait retrouvé les fausses ruines. Il s'était caché dans un des bâtiments. Sa tête tournait dangereusement. Il avait besoin de repos. Mais il n'arrivait pas à retrouver son souffle. Tous ses membres tremblaient, et il sentait son énergie diminuer, comme aspirée par une force inconnue. Il ne pouvait pas s'attarder ici très longtemps, mais il voulait réfléchir à un moyen de leur faire retrouver leurs esprits. Mais cette faculté n'était pas très développée chez lui, et il abandonna vite. Ne pensant à rien, il se calma et récupéra des forces. Lentement. Tellement plus lentement que d'habitude, c'était énervant.

Il ressentit brusquement un danger imminent. Il eu juste le temps de se jeter en avant pour éviter que la lame de Grook ne lui perce les côtes, éclatant le mur avec. Il savait qu'ils étaient dehors. Plus nombreux, en meilleure forme. Et eux n'hésiteraient pas à le tuer, alors qu'il lui était impossible de les blesser. Il sortit.


Chopper, malgré son agilité, avait du mal à suivre l'odeur de Luffy. Sur la plage, c'était facile, mais dans la forêt se mêlait celles des bois, entêtantes, et des singes, fortes. Il avait déjà hésité plusieurs fois sur le chemin à prendre. Il sentait, juste derrière lui l'impatience de Zoro, qui c'était mis là pour couper les branches et lianes qui auraient eu l'audace des les gêner. Les autres partageaient cette impatience. Ils ne disaient rien, sachant que c'était inutile de mettre plus de pression sur lui.

Soudain, il repéra de nouveau ce qu'ils cherchaient.

- Par là !

La course-poursuite recommença. Pour ne pas les inquiéter encore plus, Chopper n'avait pas dit que cette fois, à l'odeur de Luffy se mêlait celle âcre du sang.


Luffy, un genou à terre, serrait son bras gauche contre lui, essayant d'arrêter l'hémorragie de la profonde blessure, de juguler les vagues de douleurs qui en émanait. Il n'avait pas pu esquiver ce coup, trop rapide pour lui. Il était déjà blessé à plusieurs endroits, mais ces blessures n'étaient pas grave, et ne le gênaient pas. Cette dernière par contre était dangereuse. Il sentait son sang couler sans arrêt entre ses doigts, et tout le long de son bras. Il formait déjà une flaque sombre sur le sol. De plus, sa vision commençait à se troubler, tant à cause du sang qu'il perdait que de sa fatigue qui ne voulait pas diminuer. Plus que la douleur, plus que la précarité de la situation dans laquelle il se trouvait, c'était sa faiblesse qui le rongeait. Il recommença.

- Les gars ! Réveillez-vous ! Vous n'avez pas à fai-

Il sauta rapidement en arrière, évitant ainsi de se faire attraper par les bras que Rosin avait fait apparaitre devant lui. Il eut un sourire de dépit face à ses compagnons qui n'avaient pas réagi. De nouveau. C'était déjà comme ça qu'il s'était fait avoir. Il risquait sa peau à vouloir leur parler. Tout en sachant que c'était inutile. Il ne savait pas comment, mais il savait qu'ils n'étaient plus ses compagnons. Il se demandait même s'ils ne l'avaient jamais été. Il ne comprenait pas.


Ils couraient, avançant maintenant beaucoup plus vite sur la piste de pavés que Nami avait aperçus à travers les arbres. Robin reconnaissait cet endroit. Elle savait où ça menait. Chopper, lui, savait seulement que l'odeur se rapprochait. Il pouvait sentir aussi celle des autres.

Soudain ils les aperçurent, en train de se battre. Sur la place centrale. Si près. Si loin. Ils repartirent.


Il voulut sauter sur le côté pour éviter une charge de Lopper, mais ses forces lui firent défaut. Il tomba lourdement face contre terre, trop épuisé pour tenter d'amortir sa chute. Il eu la vision de trois katanas jaillir dans le ciel et s'abattre sur lui. Il sourit intérieurement de l'ironie de la situation. Finalement, ce sera Zoko qui allait le tuer, lui qui était son plus ancien compagnon. Il ferma les yeux, acceptant sa mort prochaine.


À l'angle d'une des maisons, ils se figèrent. Luffy était à terre, en sang. Était-il déjà… Non, Zoko s'élançait pour l'achever. Ils hurlèrent de concert, alors que Zoro s'élançait, trop lentement à leurs yeux…


Dans le brouillard où était son esprit, Luffy entendit pourtant très distinctement un cri. Son nom, hurlé avec terreur. Il essaya de rouvrir ses yeux, pour comprendre qui avait crié. Il entendit alors un cliquetis d'acier, et le choc de cette rencontre se répercuta douloureusement dans son corps. Et puis de nouveau, son nom.

- Luffy !!

Cette voix, c'était celle de Zoro, non ? Mais c'était un ennemi… Pourquoi alors il y avait tant d'inquiétude dans cette voix ? Et qui était en train de le retourner ?

- Cette blessure est très sérieuse. Je dois m'en occuper immédiatement.

Chopper. Ça, c'était Chopper. C'était un docteur, et il était inquiet, lui aussi. Mais pourquoi il voulait le soigner ? Il essaya de se relever, mais n'en n'eu pas la force.

- Tu es blessé Luffy ! Ne forces pas !

Cette fois, c'était Usopp. Oui, c'était sa voix, et aussi ses genoux. Qui tremblaient. Comprenant qu'il ait besoin de se mettre debout, quelqu'un le souleva doucement. Quelqu'un avec une tête blonde.

- Et bien, ils t'ont bien amoché, Luffy. Désolé, mais je n'ai rien à te donner, pour l'instant. Je sais que ce n'est pas ton fort, mais il va falloir patienter.

Sanji, leur coq. Oui, c'était lui, facilement reconnaissable à cette odeur de cigarette qui le suivait partout. Il était doué, lui aussi. Autant que Renji. Mais il ne devait pas tomber dans le piège. Il fallait reprendre ses esprits et se dégager. Il essaya de s'éloigner un peu, mais il y eu immédiatement des cris de protestation.

- Oy oy ! S'indigna le cuisinier, le soutenant de plus belle. Luffy, ne tentes pas le diable !

- Ne bouges pas alors que je te soigne, s'inquiéta le docteur.

- Ne t'inquiètes plus, assura le sniper, tu ne crains plus rien avec le grand CAPITAINE USOPP !

- Oy ! Long-pif, se moqua le cyborg, t'as les jambes qui tremblent !

- Mais non, sourit l'archéologue, c'est l'excitation du combat qui approche, Franky.

- C'est vrai qu'il va falloir faire face à des adversaires qui ont les mêmes compétences que nous. Ça risque d'être long, pronostiqua la navigatrice.

- Ils vont vite se rendre compte que rien ne vaut les originaux, affirma le musicien.

Puisant dans ses dernières forces, Luffy arriva à se dégager sans que Sanji n'ait le temps de l'en empêcher. Il tituba mais réussi à conserver son équilibre. Renonçant à essayer de les distinguer, il lutta pour articuler distinctement une question :

- Pourquoi… Faites vous ça… Vous… Qui êtes-vous vraiment…

- C'est pourtant évident, non…

La remarque, prononcée de la voix sourde et basse de Zoro, réveilla un peu Luffy. Et il devina ce qu'il allait dire.

- Nous sommes tes vrai nakamas, Luffy !

La phrase, assénée avec force par le bretteur qui tenait toujours à distance ses adversaires par son seul regard, se ficha directement dans l'esprit du capitaine. Elle dissipa le brouillard et il put enfin les voir. L'inquiétude sur leur visage, mais plus que ça, une joie qu'ils ne pouvaient dissimuler, qui émanait d'eux, l'apaisant. De le voir, vivant, d'être de nouveau à ses côtés. Sans comprendre, il su. C'était vrai. Il l'avait toujours su, d'ailleurs. Pourquoi il ne se souvenait plus d'eux le préoccupait, mais il n'avait pas envie de réfléchir à ça, plus la force. Tout ce qu'il savait, c'était que le bonheur qui l'avait envahi quand ils étaient venu l'aider était normal. Que la chaleur qu'il ressentait en étant avec eux était compréhensible. Ils étaient ses compagnons. Ses vrais nakamas.

Renonçant à comprendre ses sentiments, il laissa lentement tomber les poings qu'il avait levés, garde désormais inutile, et se laissa enfin envahir par les ténèbres qui l'appelaient sans cesse.


- Luffy !

Le cri du coq fit se retourner Zoro. Il vit son capitaine s'effondrer et Sanji eu juste le temps de le rattraper avant de l'allonger par terre. Chopper les rassura vite.

- Ce n'est rien, il a perdu connaissance, c'est tout.

Mais en réalité, tous remarquèrent que ce n'était pas si simple. Il avait perdu beaucoup de sang par cette sérieuse blessure au bras. De plus, sa respiration était sifflante et saccadée. Il ne s'était pas encore remis de ses efforts. Chopper n'eu pas besoin de le préciser. Pour le soulager, il n'y avait qu'une chose à faire.

Laissant leur ami aux soins experts de Chopper, ils s'avancèrent, formant une ligne faisant face à leur copies respectives. Il n'y avait pas de temps à perdre, le combat devait avoir lieu maintenant. Mais nos Mugiwaras avaient deux désavantages. Ils devaient protéger leur capitaine, et ils leur manquaient un combattant, Chopper ne pouvant pas quitter le chevet de Luffy.

Zoro fit tournoyer ses lames autour de ses poignets, geste dangereux, mais contrôlé, faisant deviner l'impatience de l'épéiste.

- Bon. C'est partit pour le jeu de massacre.


Petit mot de l'auteur:

Et voilà ! Merveilleux chapitre, n'est-il pas ? Oui, je sais, je suis la meilleure ! XD

Bon, on arrête là les autocongratulations, et on passe aux explications. Ce chapitre est plus court que les autres, mais je ne voulais pas couper le rythme. Je ne pense pas que vous m'en voudrez, même si du coup… Vous devez encore attendre avant d'avoir la suite ! ^^

Oui, je sais, je vous torture… Mais j'aime trop ça pour arrêter ! XB

Autre chose. Bien que d'habitude j'utilise le mot compagnon ou camarade, j'ai décidé qu'exceptionnellement ici j'utiliserai le nom japonais, Nakama. C'est un mot chargé d'une signification profonde, et je voulais absolument que cette signification soit le plus limpide possible. Dites-moi ce que vous en pensez !

À bientôt pour la suite !

Fin du mot de l'auteur

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Date de dernière mise à jour : 2013-02-18

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