Chapitre 6

Les liens du sang

Cet après midi là, je me mise à chercher les jumeaux comme si ma vie en dépendait. Puis soudain je me mis à me demander ce qui arriverait alors. À coup sûr, ils s’inquièteraient !

_« Après tout c’était mon problème et si je… » 

Mais je fus soudainement interrompue. 

_« Bonjour Lili » 

Je me retournai et tombai nez à nez avec Paul.

J’eu un geste de recul, puis je me ravisai. Je pris une profonde respiration et lui dit : 

_ « Qui êtes-vous et surtout, que me voulez-vous à la fin ? » 

_  « Ça m’attriste que tu le prennes ainsi. » 

_ « Votre arrivée ici est une coïncidence ? » repris-je en ignorant sa dernière remarque. 

_ « J’en doute ». 

_ « Au risque de me répéter, que me voulez vous ? » 

_ « Alors comme ça tu ne te souviens vraiment pas de moi ? » 

Il s’approcha de moi, posa ses mains sur mes épaules et dirigea ses yeux dans les miens. 

_ « Lili, c’est moi, Paul…ton grand frère. » 

À ces mots je me remis à trembler.   

_« Je sais que tu t’en rappelles, cette fameuse nuit…il y a 13ans. » 

_ « Stop ! » essayais-je d’articuler d’une voix faiblarde. 

_ « Papa tuant maman avec un couteau… » 

_ « Assez… » 

_ « On étaient dans les escaliers… »

Les souvenirs me revenaient en mémoire, plus violemment que d’habitude. 

_ « Je t’ai demandé d’aller te cacher… » 

_ « Non… » Je hochais la tête en sanglotant. 

_ « Mais Lili… » 

_ « Assez ! Je m’appelle Tiffany, pas Lili. Vous faites erreur sur la personne. » 

_ « J’ai entendu dire en effet que tu avais changé pour ton deuxième prénom »   

Je restais silencieuse. 

_ « Ecoute Lili… » 

_ « Non ça suffit… Ecoutez-moi ! La personne que vous dites être, a disparu il y a longtemps, laissant celle que vous appelez Lili, sa petite sœur de 7ans seule. Ces gens sont morts il y a de ça 13ans maintenant. Vous m’entendez ?! Et on ne fait pas parler les morts, monsieur. Les morts appartiennent au passé et le passé se doit de rester enterré. Aussi veuillez rester loin de moi et de mes proches à l’avenir. » 

Je disais tout cela le cœur gros. Car je ne savais pas comment réagir à cette apparition soudaine, digne d’un téléfilm à l’eau de rose.

Tout ce que je savais, c’est que sa venue imprévue dans ma vie allait la rendre compliquée et qu’il me ferait revivre un passé que j’avais tant envie d’oublier. Il touchait une blessure qui n’avait et qui n’allait jamais bien cicatriser. 

Paul eut l’air à la fois choqué et anéanti par cette réaction, mais je savais que je ne devais pas baisser ma garde. Malheureusement je ne pus la garder aussi longtemps que je l’aurais désiré. 

_ « Je…je vais t’expliquer » avait dit Paul, mais il n’en fit rien. 

C’est alors que des larmes sorties calmement de son visage et une atmosphère étrange nous entourâmes alors. Ce garçon, qui apparaissait si sûr de lui au début de la conversation, était maintenant entrain de pleurer. Son visage ne s’était pourtant pas du tout déformé, au contraire, il me regardait avec douceur et tristesse pendant que les larmes mouillaient lentement ses joues.

Il tomba à mes genoux brusquement et à ma grande surprise, je fus d’autant plus émue par la scène que je la trouvais étrangement familière.

Oui, il avait déjà fait ça lorsque nous étions enfants.

Inconsciemment  mon corps avait réagit.

Je tendis ma main gauche vers son visage et essuyai ses larmes délicatement pour le consoler.

Je me sentais différente. Absente serait le terme juste. Mon corps semblait réagir instinctivement. C’était comme si je me retrouvais hors de mon corps et que je regardais une scène qui se déroulerait, dans le passé, mais où nous serions plus âgés.

J’avais le regard vide et il m’enlaça alors au niveau de hanches et alors que je me sentais baisser complètement ma garde, une main chaude et réconfortante que je connaissais très bien me ramena à la raison.

_ « Ro…Roméo ?! » bredouillais-je le regard toujours inerte mais plein de larmes. 

_ « Tiffa…Tiffa qu’est-ce qui t’arrive, que se passe t-il ? » 

Je n’avais plus vu une telle inquiétude dans ses yeux depuis notre enfance. 

Puis il jeta un regard à Paul. 

_«Quoi…mais t’es le type de l’autre soir. Qu’est-ce que t’as fait à ma sœur, enfoiré ! » 

Il semblait avoir de nouveau revêtu le masque d’un démon, tellement son regard était noir.

Il força Paul à me lâcher et alors qu’il s’apprêtait à le frapper violemment, mon corps se remit à bouger instinctivement. Je retenais Roméo, mettant mes bras autour de ses hanches et je posais mon visage humide et brûlant sur son dos. 

_ « Ti…Tiffa ? » fit-il en me jetant un regard interrogateur. 

Paul, quant à lui, n’avait pas réagit. Il ne s’était pas débattu et il me regardait silencieusement.  

_ « Tiffa ? Est-ce que ça va ?» demanda Roméo. 

_ « Lâche… mon grand frère ! » avais-je alors articulé avant de m’écrouler sur le sol. 

Roméo se pencha sur moi en criant mon nom et Paul se précipita à son tour à mon secours. 

_ « Ne la touche pas ! » criait Roméo. 

_ « Tais-toi ! » avait alors répondu Paul en essayant de cacher tant bien que mal son inquiétude et garder son sang froid.

_ « Cette fille est ma sœur, tu n’as pas entendu ? Et je suis sûrement le seul à pouvoir l’aider à l’heure qu’il est ! » Avait il reprit. 

_ « Quoi ? »  Répondit Roméo 

_ « Je n’ai pas le temps de tout t’expliquer, mais elle est anémique. Il va falloir l’emmener à l’hôpital. » 

Ce fut les dernières paroles que j’entendis avant de m’évanouir. 

Je me souviens clairement, d’une journée ensoleillée, à la maison.

Paul me tenait la main et demandait à maman la permission d’aller au parc. 

_ « Mais enfin tu sais bien que ta sœur est fragile et que pour sortir de la maison, ton père ou moi-même devons vous accompagner, or pour le moment ça nous est impossible à tout les deux, on est beaucoup trop occupés » avait répondu notre mère. 

_ « Mais maman… » 

_« Assez, Paul. Emmener Lydia avec toi serait trop risqué, cela requiert d’une grande responsabilité. Vous ne pouvez pas vous contenter du jardin comme d’habitude?! »

_« Mais c’est justement cela le problème, c’est parce que c’est comme d’habitude maman. Lili voudrait sortir un peu et jouer comme les autres enfants. » 

_ « Mais… » 

_ « Maman s’il te plait…si je reste avec mon grand frère il ne m’arrivera rien.» avais-je ajouté. 

Ma mère me lança un regard désolé. 

_ « Je… » 

_ « Maman, ne t’inquiète pas, je la protègerais. Je ferais attention ! » 

_ « … » 

Notre mère nous regarda silencieusement puis finit par dire : 

_ « D’accord, mais pas plus d’une heure Paul. Et si il y a un problème tu connais le numéro des urgences n’est-ce pas ?! » 

_ « Oh merci maman. » 

Puis après m’avoir mit mon manteau, Paul me pris la main et m’emmena au parc.

Le trajet dura à peine 10minutes.

C’était la première fois que nous y allions que tous les deux. Les autres enfants s’amusaient au bac à sable et sur le toboggan, ou encore sur les balançoires ou dans la cabane.

Il faisait frais, le vent caressait mon visage. Les feuilles teintées de rouges et déposées en tas sur le sol rappelaient la présence de l’automne. L’odeur de la cime des arbres, mélangés à celle de mon frère qui venait de se pencher sur moi pour arranger mon écharpe, est encore marquée dans ma mémoire. 

C’est après midi là fut surement la plus heureuse de mon enfance. J’explorais pour la première fois des activités auxquelles je n’aurais eu normalement pas le droit d’essayer avec mes parents, car selon eux, c’était trop dangereux. Pourtant je me souviens avoir chéri et savouré chacun de ses moments de glissades ou de rigolades avec les autres enfants.

C’était fabuleux car je me sentais pour la première fois à leur portée. Je pouvais faire les choses que je les avaient vus faires plusieurs fois. Je me sentais, normale.

Puis, soudainement, comme pour me ramener à la réalité, je me senti prise de nausées. 

_ « Lili ! Tout va bien ?! » 

_ « Oui…j’ai juste un peu mal à la tête. » 

_ « Bon…de toute façon il est temps de rentrer. Tu as beaucoup couru et tu dois être fatiguée. » 

Alors que Paul me tendit la main pour rentrer, je vis ma vue se troubler et lorsque j’essayai d’attraper sa main, je la manquai et m’effondrai sur le sol. 

_ « Lili…Lili… »

_ « Désolée…grand-frère…je suis un peu fatiguée. » 

_ « Attends…Lili ne t’endors pas ! » 

Le regard de Paul laissait transparaître sa peur et il n’arrêtait pas de s’agiter. 

_ « Lili…Lili ne t’inquiète pas on va rentrer. » 

_ « Je suis désolée. » 

_ « Ne t’excuse pas, ce n’est pas de ta faute. Au secours s’il vous plaît, ma sœur est malade. S’il vous plaît appelez une ambulance. » 

Puis il me serra très fort la main pour me rassurer.

Quelque temps après, une ambulance est arrivée et m’a emmenée. Paul pleurait à chaude larmes tout en essayant d’expliquer au pompier que j’étais anémique.

Puis je m’endormi.

À mon réveil, j’étais de nouveau à la maison, dans mon lit avec une intraveineuse dans mon bras.

Ce n’était pas la première fois que ce genre de crise m’arrivait et la maison avait été aménagé pour me soigner. Je prenais des médicaments sans arrêt.

Mais ce jour là, en me réveillant, j’entendis mes parents derrière la porte. 

_ « Paul, je t’avais pourtant demandé de faire extrêmement attention. » criait ma mère. 

_ « Ce n’est pas de sa faute. Non mais quel genre de mère indigne et complètement stupide, lasserait sa fille de 7ans, aller seule avec son frère tout juste plus âgé, aller au parc tout seul. » Avait rétorqué mon père. 

   _ « Je…Je suis vraiment désolé, je n’avais pas vu que Lili était si fatiguée…elle s’amusait si bien. » intervint Paul. 

_ « Ah ! Tu n’avais pas vu ! Et tu as vu maintenant dans quel état est ta sœur parce que tu n’as pas su voir ?! » 

Mon père se calma un peu et reprit 

_ « ... Ecoute, c’est ta petite sœur, tu te dois de la protéger quoiqu’il arrive et ne pas l’exposer au danger comme tu l’as fait aujourd’hui. Tu sais pourtant que Lydia n’est pas une enfant comme les autres. » 

_ « Je… suis désolé » reprit mon frère. 

 Puis il ouvrit la porte de notre chambre. On la partageait pour qu’il puisse veiller sur moi la nuit. Je vis alors son visage dépité et plein de tristesse.

Je sorti du lit et me dirigeai vers lui. 

_ « Grand-frère… » 

_ « Non…Lili, il faut que tu te repose. »

_ « Je vais bien Grand-frère. » 

Nous entendions alors les voix de nos parents s’élever du salon, où ils venaient de descendre.

 Paul se retourna vers moi et baissa la tête. 

_ « Je suis vraiment désolé Lili. Tout est de ma faute, si je ne t’avais pas emmené au parc… » 

_ « Arrête, je me suis beaucoup amusée aujourd’hui et si j’ai eu cette crise c’est seulement de ma faute. J’aurais du faire plus attention. » 

_ « Mais… » 

_ « Ne t’inquiète pas, regarde… je vais très bien et puis c’était mon idée d’aller au parc. » 

Puis Paul se mit à  pleurer doucement.  

_ « Ce n’est pas ce que pense papa… » 

Je posai alors ma petite main gauche sur sa joue droite pour y essuyer les larmes qui y coulaient. 

_ « Arrête de pleurer Grand-frère, un ange ne pleure pas et tu es mon ange, pas vrai ? Tu es mon ange gardien. » 

Paul s’écroula alors à mes pieds et me serra au niveau des hanches. Il colla son visage contre moi pour y cacher ses larmes. 

_ « Oui, je suis ton ange gardien. » avait il répondu 

Je me mis alors à chanter la comptine que notre mère nous chantait la nuit, tout en caressant ses cheveux.  

« Mon ange ne pleure pas.

Je reste près de toi. 

Mon ange ne pleure pas.

Je serais là pour toi. 

Car tu es mon ange,

Je ne vois que toi. 

Car tu es mon ange,

Je n’ai foi qu’en toi. » 

Le rêve prit fin à ce moment là, pourtant en me réveillant j’entendais encore la comptine. J’ouvris les yeux et vit Paul me caresser les cheveux tout en chantant.

 Lorsqu’il me vit ouvrir les yeux il s’arrêta et me dit 

_ « Lili ! Est-ce que ça va mieux ? » 

_ « … » Je gardais le silence et regardais autour de moi. 

_ « Nous sommes à l’hôpital, tu as fait un malaise à l’école. » 

Puis mes yeux tombèrent sur son bras et j’y vis un pansement. 

_ « Ah ça ! Ce n’est rien. On a du te transfuser et… » 

_ « Pourquoi suis-je ici ? » l’interrompais-je 

_ « Eh bien je te l’ai déjà dit…Tu as eu un malaise et c’était plutôt grave alors… » 

Il me lança un regard inquiet et plein de culpabilité que je connaissais bien pour l’avoir tant vu jadis. 

_ « C’est de ma faute. »  reprit il « Je t’ai un peu trop brusqué…hors il semblerait que ton malaise soit du à un choc émotionnel, qui t’aurais créé des palpitations…Ecoute, je ne voulais pas que ça se passe ainsi. J’ai tellement de choses à te raconter. » 

_ « Pas maintenant ! » lui dis-je agacée « Mes frères sont ils là ? » 

_ « Tes frères…écoute Lili… » 

_«Non, toi écoute…Tout d’abord, maintenant c’est Tiffa, ensuite je me sens assez fatiguée et je n’ai pas vraiment la force de me disputer avec toi maintenant. » 

_ « Mais je pensais pourtant que tu te souvenais de tout. » 

_ « Je me souviens de tout en effet. Je sais qui tu es et que l’on a un lien très fort qui nous lie, mais j’ai besoin de réfléchir un peu et d’accepter le fait que tu sois en vie. Pardonne-moi. » 

Je me sentais lasse et vaseuse. Mon humeur était au plus bas et la présence de ce garçon me mettait mal à l’aise. 

_ « Merci de m’avoir aidée ! » repris-je 

_ « Je recommencerais autant de fois que cela sera nécessaire, dorénavant je serais toujours là pour te protéger. » 

À ces mots je senti un frisson me parcourir et une vieille promesse ressurgit de mon esprit. Celle d’un frère angélique envers une sœur fragile.

Je soupirais intérieurement me demandant durant une fraction de seconde ce qu’allait devenir ma vie. Mais mon esprit, déjà trop tourmenté, n’en réclama pas d’avantage et je me rendormis. 

À mon réveil ce fut avec un certain soulagement que je vis à mon chevet Carl et Roméo. Je leur adressai un sourire, mais cela ne les détendit pas pour autant. 

_ « Tiffa, est-ce que ça va ? » me demanda Carl, les yeux embués. Roméo quant à lui resta silencieux mais me serrais la main si fort que je pouvais sentir son pouls à travers son étreinte.

_« Pardon de vous avoir inquiétés. » leur dis-je enfin. 

_ « Non, ce n’est rien le plus important c’est que tu ailles mieux. Toutefois j’aimerais que tu m’expliques ce qu’il s’est passé. D’après le médecin, tu n’aurais pas pris tes médicaments, mais ce serait un choc émotionnel assez fort qui aurait rendu la crise aussi grave. Alors de quel choc s’agit-il ? Selon Roméo il t’aurait retrouvé avec ce drôle de type de la dernière fois. Il t’a fait ou dit quelque chose ? Si oui, dis le nous petite sœur, on ne tolèrera pas que quelqu’un te blesse. Ah je m’en veux de ne pas avoir été là.» 

_ « Non, ne t’en fait pas Carl. Ce n’est rien et puis c’est de ma faute. Comme l’a dit le médecin j’ai oublié de prendre mes médicaments… » 

La vérité c’est que je ne les prenais plus depuis bien longtemps, cela me déprimait de vivre ainsi. Avec autant de médecine. J’avais toujours été une petite fille à la santé fragile qu’il fallait à tout pris protéger, mais en grandissant je suis devenue un peu plus forte, et un jour j’ai oublié de prendre mes médicaments. À part quelques maux de têtes je me sentais libre. Alors j’essayai les jours suivant, ce qui n’eut aucun effet négatif. Je me dis qu’il était donc surfait, et plus nécessaire. Je m’en étais convaincu. Mes capacités physiques étaient de loin amoindries, mais je tenais debout, et raisonnais, ce qui me suffisait amplement. Je ne les utilisais que lors de mes virées nocturnes. Mais il semble que j’avais tord, et cette crise inopinée me l’avait prouvé.  

_ « Essaierais-tu de le couvrir ? »  Demanda sèchement Roméo 

_ « Qui ça ? » 

_ « … » 

_ « Ah…Paul, non pas du tout, …il n’y est pour rien, c’est tout. » 

_ « Tu ne peux pas nous en vouloir de nous inquiéter à propos de ce type. » 

Je ressentais dans chacun des mots utilisés par Roméo, une forte colère.

Etait il énervé après des propos que j’aurais tenu à mon insu lors de l’incident…Je ne me souvenais plus clairement de ce qu’il s’était passé. Je me souvenais de notre altercation puis le reste est sous forme de bribes. Je me souviens que Paul pleurait et que Roméo m’appelait et puis là le trou noir. 

_ « Oui, je comprends…mais… » 

_ « Dis nous ce qu’il s’est passé au juste. Tiffa. » Reprit Carl 

_ « Je … » 

_ « En tout cas nous savons maintenant que c’est ton frère, biologique. » fit Roméo 

_ « Comment ?! » 

_ « Et oui ! Je ne sais trop quoi en penser d’ailleurs. Car le détester serait mal venu quand on sait que c’est lui qui à sauvé notre sœur, en lui donnant généreusement du sang. Il semble être le seul de l’hôpital à avoir le même groupe sanguin que toi. Qu’elle chance n’est-ce pas ?»

 Le ton de Roméo était si ironique qu’il m’en blessait les oreilles. Carl quand à lui était abasourdi par la nouvelle. 

_ « Tiffa à un autre frère, il n’y a plus de doute, leur ADN est commun. Le tout est de savoir ce qu’elle compte faire maintenant. » 

Roméo parlait avec l’esprit sombre mais gardait mes mains dans les siennes, comme pour éviter que je m’en aille. 

_ « Que veux-tu dire par là Roméo ? » Carl avait reprit peu à peu ses esprits et reprenait part à la conversation. 

_ « Eh bien, va-t-elle nous quitter pour vivre avec lui ? » 

_ « Quoi, mais non, enfin c’est ridicule…pourquoi, ferait elle une chose pareille. N’est-ce pas Tiffa ? » 

Je gardais le silence, je ne savais trop quoi penser, et la réaction de Roméo m’inquiétait grandement. 

_ « Tiffa, réponds s’il te plaît, qu’as-tu prévu de faire ? » 

_ « Non, bien sur que non, je ne vous quitterais pas, vous êtes tout pour moi, vous êtes ma famille. » 

_ « Ah vraiment, ce n’est pourtant pas ce que tu m’as dit à ce moment là. » reprit Roméo 

Un flash back, me revint alors à l’esprit. 

Moi me dressant devant Roméo et lui disant : 

_« Laisse mon frère tranquille » en parlant de Paul 

J’aurais voulu m’expliquer, ou au moins m’excuser, mais à ce moment là, aucun son ne s’échappa de mes lèvres.

Roméo quitta alors la chambre en claquant la porte. 

_ « Mais enfin que s’est il passé entre vous deux ? Il semble que j’ai raté un épisode.» 

Je baissai la tête et répondit à Carl 

 _ « Tu devrais le rejoindre, je crois que je l’ai blessé. » 

Carl me regarda un instant et s’en alla sans dire un mot.

Ma vie avait pris un nouveau tournant inattendu et changerait désormais pour toujours.

Qu’allait-il se passer maintenant ?

Chapitre 5 Les Blessures du Passé Chapitre 7

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Date de dernière mise à jour : 2013-02-04

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