Chapitre 3

Seth le samouraï

Il était dit depuis un mois que Mr Godchester, un  ami de mon nouveau père battait sa femme et ses enfants. Une rumeur devenue fait réel lorsqu’un jour son fils Dylan, qui est dans ma classe, me l’a confié en sanglotant alors qu’il sortit de chez lui le corps couvert de bleus. Dylan Godchester était mon petit ami au collège et depuis nous étions restés très proche.

J’arrive dans leur rue après 10min de marche je vois leur perron encore éclairé.

Je regarde par la fenêtre tout le monde semble fêter. J’entre par la porte de derrière, je connais cette maison par cœur. Je décide alors d’entrer dans la chambre d’ami qui est au premier. J’entendais au séjour la famille fêter mais il ne me fallut pas longtemps pour voir ce que je voulais. De la chambre d’ami, j’entendis dans le couloir des hurlements. Une bagarre…Non ! Une dispute.

 _ « Mais chéri… j’ai fait de mon mieux » bredouillait la mère Godchester.

 _ « Les pommes de terre sont ratées et la dinde à moitié brûlée tu cherches à m’humilier devant les invités » dit une voix rauque. C’était celle de Mr Godchester.

 Patatrac !

 Au bruit je devinais qu’il venait de balancer sa femme au sol.

 _ «  On règlera ça plus tard. Tâche de te tenir correctement pour une fois. Essuie tes larmes, remaquille-toi et rejoins-moi en bas. »

Au moment où il ouvrit la porte, il se retrouva face à face avec son fils.

 _ «  Dylan ! Que fais-tu là ? Tu es sensé t’occuper des invités. »

 _ « Ils vont bien, ils discutent au séjour et te réclament ! » dit il en lançant à son père un regard noir.

  _ « Pff…Tu ne sais que lancer des regards haineux. Tu veux me tuer ? »

 Il bouscula son fils, mais ce dernier ne répliqua pas.

 _ « C’est bien ce que je pensais, tu es ma plus grande déception. »

 Puis Mr Godchester descendit les escaliers et Dylan aida sa mère à se relever en grommelant des paroles envers son père.

 _ « Calme toi mon fils. »

 _ « Mais maman, combien de temps encore devra-t-on supporter de se faire maltraiter ainsi ? »

 _ « Nous n’avons nulle part d’autre où aller. C’est sa maison et son argent, si nous partons nous n’aurons plus rien. »

 _ « Et alors ? Partons loin de ce type et recommençons notre vie autre part. »

 _ « Et tes études ? Qui les payera ? C’est non, et c’est définitif ! Maintenant redescends, j’arrive. »

 Dylan obéit d’un air boudeur et je dus attendre environ 1/2h que sa mère en fasse de même. Et encore 1h, attendant que son père remonte seul.

Une fois dans sa chambre, j’arrivai doucement derrière lui, bloquai son cou avec mon coude et lui chuchota délicatement à l’oreille :

_ « Tu ne frapperas plus jamais personne. Expie tes pêchers et demande pardon, car aujourd’hui tu es jugé. »   

 Je l’acculai sur le mur et d’un coup sec, net et précis, sans même lui laisser le temps de crier, je lui tranchai la gorge.

L’homme sans vie, s’effondra dans un bruit sourd. Pourtant cela ne sembla pas déranger les heureux invités.

Je quittai les lieux du crime avec la furtivité d’un chat et assez loin de la résidence je sortis de nouveau mon katana de son fourreau afin d’essuyer la lame souillée par le sang de ce pêcheur.

Puis je me mis à me demander depuis quand cette envie, meurtrière aux yeux de la loi, nécessiteuse de justice aux miens, m’avait fait devenir « Seth, l’assassin au katana.»

Ce serial killer qui sévissait depuis 5ans, sans que personne ne puisse rien y faire.

La police savait que ce criminel avait un sabre japonais, qu’il n’attaquait que les maris violents, mais ses méfaits n’étaient pas ciblés. Car en effet je prenais le soin d’attaquer dans un périmètre assez large et les victimes semblaient être prises aux hasards ce qui n’était bien entendu pas le cas. Le choix de la victime était minutieusement déterminé selon mes critères et après une enquête approfondie.

C’est la police et les médias qui me surnommèrent ainsi en référence au grand samouraï légendaire qui passait aux yeux de certains pour un héro et pour d’autre un criminel sans foi ni loi.

Sa philosophie, comme la mienne, était que la justice juridictionnelle n’est jamais assez juste.

Certes qui suis-je pour décider d’un droit de vie ou de mort sur les gens me direz vous ?

Mais qui a ce droit ?

Personne, alors j’ai décidé de me l’approprier et de faire justice moi-même comme ce samouraï d’antan.

Ces maris violents, il fallait que quelqu’un les arrêtent avant que d’autres ne subissent ce que j’ai vécu.

Je n’ai pas un soupçon de mauvaise conscience en ce qui concerne mes actes.

Ce n’est pas vraiment moi, c’est Seth !

Puis je me mis à chanter une chanson que j’avais entendue le jour de ce fameux malheur. Un policier l’écoutait, la chanson de Tracy Chapman.

« Behind the wall.»

Et j’avais alors décidé de ne pas rester comme ces voisins conscients de ce qui se passait mais qui ne faisaient rien pour aider pour autant.

Il y a 5 ans avec cette musique d’entrain, je décidais d’agir « afin que tout le monde puisse dormir un peu. »           

Last night I heard the screaming

 "Last night I heard the screaming 

Loud voices behind the wall

another sleepless night for me

It won't do no good to call
The police
Always come late
If they come at all

And when they arrive
They say they can't interfere
With domestic affairs
Between a man and his wife
And as they walk out the door
The tears well up in her eyes

Last night I heard the screaming
Then a silence that chilled my soul
I prayed that I was dreaming
When I saw the ambulance in the road " 

And the policeman said
"I'm here to keep the peace
Will the crowd disperse
I think we all could use some sleep"

 Traduction de la chanson:

La nuit dernière j'ai entendu un cri

De lourdes voix derrière le mur

Une autre nuit sans sommeil pour moi

Ça ne servira à rien d’appeler la police

Ils arrivent toujours en retard

S’ils viennent pour le moins 

Et quand ils arrivent

Ils disent qu'ils ne peuvent pas se mêler

Des affaires de famille

Entre un homme et sa femme

Et dès qu'ils quittent la maison

Les larmes jaillissent de ses yeux 

La nuit dernière j'ai entendu un cri

Puis un silence qui fit frissonner mon âme

J'ai prié pour que ce ne soit qu'un rêve

Quand j'ai vu l'ambulance dans la rue 

Et le policier dit

Je suis là pour maintenir la paix

Que la foule se disperse

Je pense qu'on pourra tous dormir un peu

Lorsque j’arrivais sur le perron de la maison et que je m’apprêtais à ouvrir un la porte, Carl me devança.

_ « Eh bien t’es pile à l’heure, il est 22h, on passe à table. »

Je me contentais de hocher la tête en souriant.

 Puis il ferma la porte et sans me lancer un regard, il me dit :

_« Si quelque chose ne va pas, tu sais que tu peux me parler, à moi où à Roméo, on est là pour ça. »

Je me surpris à penser avec un certain calme :

_« Se doute-t-il de quelque chose ? »   

Puis je me suis rappelée de l’incident ayant eu lieu plus tôt dans la soirée et qui m’avait fait quitter la maison.

Je lui dis alors tout en me déshabillant :

_« Nos parents sont-ils au courant ? »

_ « Non » dit-il en gardant la tête baissée.

_ « Bien, alors allons dîner en famille.»

Puis j’avançais en direction de la salle à manger.

 On passa un réveillon formidable et au petit matin June descendit la première pour ouvrir ses cadeaux.

 Carl, Roméo ainsi que moi-même, la rejoignirent. Il avait neigé la veille. C’est avec joie que je découvris un nouveau téléphone portable, une paire de boucle d’oreille, un cadre photo avec la photo de notre famille à l’intérieur et un bracelet fait main, je déposai tous ces cadeaux dans ma chambre et je me dépêchai de rejoindre les autres dehors pour faire de la luge.

Chapitre 2 Les Blessures du Passé Chapitre 4

 

 

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Date de dernière mise à jour : 2013-02-04

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